Aide soignant en burnout : une tendance inquiétante

Aujourd’hui, de nombreuses professions demandent un investissement personnel et affectif important. Les salariés qui exercent ces métiers peuvent être concernés par le risque de burn-out quand ils commencent à ressentir un écart trop important entre leurs attentes, la représentation qu’ils ont de leur métier et la réalité du travail.

Les professionnels de santé en activité ou en formation notamment les aides soignants sont exposés au risque d’épuisement professionnel ou burn-out. Qu’est-ce que le burn-out ? Comment se manifeste-t-il ? Quelles en sont les causes ? Comment y remédier ?

Aide soignant en burnout: une tendance inquiétante

Définition du burn-out

Le syndrome d’épuisement professionnel, équivalent en français du terme anglais burn-out, se traduit par un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ».

Selon les études récentes, les professionnels de santé en activité ou en formation sont exposés au risque d’épuisement professionnel.

Cela à cause du caractère pénible de leur travail que ce soit pour des causes intrinsèques liées à la nature même de l’activité médicale (confrontation avec la souffrance et la mort, prises en charge impliquant l’entrée dans l’intimité des patients, etc.) ou des causes extrinsèques (charge et organisation du travail, etc.).

Manifestations de l’épuisement chez l’aide-soignant

L’épuisement professionnel se manifeste sous plusieurs dimensions.

  • émotionnelle : anxiété, tensions musculaires diffuses, tristesse de l’humeur ou manque d’entrain, irritabilité, hypersensibilité, absence d’émotion ; cognitives (troubles de la mémoire) ;
  • comportementale ou interpersonnelle : repli sur soi, isolement social, comportement agressif, parfois violent, diminution de l’empathie, ressentiment et hostilité à l’égard des collaborateurs ; comportements addictifs ;
  • motivationnelle ou liée à l’attitude : désengagement progressif, baisse de motivation et du moral, effritement des valeurs associées au travail ; doutes sur ses propres compétences (remise en cause professionnelle, dévalorisation) ;

Si nous prenons le cas d’une infirmière hospitalière, celle-ci affirme avoir voulu et désiré de tout son cœur son métier d’infirmière. Cependant, la réalité des choses fait qu’elle se sent tous les jours vidé. Devoir aller d’un patient à un autre, sans répit, lui donne l’impression de ne pas bien faire son travail, ce travail qu’elle a tant voulu.

Cela fait qu’elle perd de plus en plus patience, et ne supporte plus son métier. Cette infirmière ne sait plus où elle en est. Elle doute d’elle-même. Elle autrefois si investie dans son travail. Le stress de la profession devient trop lourd à porter et elle développe un syndrome burn-out.

L’épuisement professionnel est avant tout une conséquence du stress au travail. Différentes études ont spécifiquement permis de souligner le rôle des facteurs tels que : la surcharge de travail, la pression temporelle, le faible contrôle sur le travail, les faibles récompenses, le manque d’équité, etc.

Comment remédier à cette tendance inquiétante ?

Le burn-out est un syndrome qui a des conséquences mentales et physiques. Un médecin peut prescrire des médicaments pour aider à dormir ou décontracter les muscles. Il peut également faire bénéficier d’un arrêt de travail. Cependant, il est bien souvent indispensable de se faire aider par un psychiatre, un psychologue voire un coach professionnel pour gérer le volet mental du syndrome.

Le burn-out est bel et bien un problème réel et sérieux dans le corps des aides-soignants. À cause du caractère sensible de ce métier et du rôle qu’il joue, il est important que des mesures soient davantage prises afin de faciliter le travail aux aides-soignants.


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